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Pas-du-Loup :: La Contrée :: Le village Pas-du-Loup :: Auprès des remparts
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 [PV Edward - Lussa ] Des rats sous le plancher

Lussa Ullen
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Dim 19 Fév - 13:08





Krrkrrkrr... « Hm ? »Krrkrr..kr.... « Hm, non... Laissez-moi dormir. La soirée a été longue hier...» Krrkrrkrrkrr... « Ah, non ! Encore ?! » Krrkrr.

Ces krrkrrtements n'étaient plus possibles ! Ca allait faire une semaine que la rousse les entendait. Ils venaient parfois du dessous du plancher. Parfois du grenier à l'étage. Sauf qu'à force de temps, Lussa avait l'impression de les entendre de partout ! Une petite paranoïa dû au fait qu'elle souhaitait une tranquillité digne du paradis. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle s'était installée aux abords des remparts de Pas-du-Loup.

Au cœur du village, il y avait toujours une certaine animation. Le marché, par exemple, qui avait lieu tous les jours, commençait tôt le matin. On entendait brailler dans tous les sens. « Poisson frais ! », « Liquidation de vis ! », « Haricots verts ! »... Sans compter les nombreux bavardages, les débats ou les disputes de bonnes femmes pour avoir le plus beau ballotin de carottes. Et ce, jusqu'au alentours de midi. Ensuite, venaient les bergers et bergères qui sortaient leurs troupeaux... C'était alors à leur tour de héler leurs bêtes, diriger leurs chiens qui aboyaient en cœur pour faire sortir les bétails du village sans en laisser de côté... Puis les enfants profitaient du calme qui suivait pour sortir dans les rues et s'amuser, courir, crier, jouer... Alors rentraient les différents travailleurs au village aux alentours de dix-sept heures. Et...
Enfin, tout ceci pour dire qu'au cœur de Pas-du-Loup, la tranquillité n'existait pas aux yeux de Lussa Ullen. C'est pourquoi les abords des remparts étaient si sereins. Plus inquiétants, certes, mais tellement plus tranquilles... De toute façon, Lussa n'était pas suffisamment idiote pour prononcer le nom du cauchemar du village. Elle ne craignait donc presque rien ?

Sauf que cela faisait donc plusieurs jour que sa tranquillité était perturbée. Il fallait remédier à ce problème le plus vite possible.

C'est donc la tête dans le chou et sa crinière rousse en vrac que l'aubergiste sortie difficilement de son lit. Il devait être... une heure de l'après-midi ? Aucune idée. Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle n'avait pas suffisamment dormi.
L'Armure d'Argentfer avait été un lieu de fête pour un anniversaire la veille, si bien que Lussa avait fermé boutique à une heure très avancée de la nuit. Puis elle avait fait une partie du ménage et de la vaisselle. Le plus gros uniquement, afin d'avoir moins à en faire le lendemain.

Elle se rendit dans la salle d'eau, où elle fit sa toilette, simplement histoire d'être propre. Elle se débarbouilla rapidement, enfila une longue tunique blanche, para cette d'une large ceinture de cuir à la taille, passa une main dans ses cheveux -ce qui eut pour effet de les ébouriffer encore plus- et ainsi, elle prit la porte.

Mal réveillée, elle se retrouva éblouie par une clarté pas si lumineuse. Le ciel était voilé d'une brume de nuage, lui donnant une teinte grisâtre assez claire. Peut-être allait-il pleuvoir en fin de journée ? Il n'y avait pas moyen de le savoir réellement.
Lussa longea les murs, de manière a évité au mieux la lumière... mais rien à faire. Par chance, elle n'eut pas à marcher bien loin ! C'est au coin d'une rue qu'elle percuta -parce qu'elle pensait plus à la lumière qu'à regarder devant elle- un villageois qu'elle connaissait suffisamment bien.

« Tieeeeens ! Edward Lameargent ! Mon cher Edward... Excusez-moi de vous avoir percuté. Comment allez-vous ? Je ne vous ai pas fait mal j'espère ? »

En vérité, il lui tombait dessus à point nommer. Elle ne mit ps longtemps à faire le lien entre ce cher monsieur et son problème de grattouilles sous le plancher. Elle lui fit un grand sourire et dégageait une véritable bonne humeur. Lussa était soudainement devenue plus rayonnante que le ciel qui l'agressait tantôt.

« Ecoutez, vous tombez à pic ! Êtes-vous occupé cet après-midi ? J'ai un petit souci chez moi et je pense que vous êtes l'homme qu'il me faut ! »

Comme si elle ne lui laissait pas véritablement le choix, elle posa ses mains sur les épaules du jeune Edward. Avec robustesse. Il manquerait plus qu'il s'enfuit le minot. Elle avait besoin de lui pour cette affaire délicate, et bien que sa dernière phrase pouvait être légèrement ambiguë, elle ne lâcherait pas l'affaire si facilement tant qu'elle s’appellerait Lussa Ullen, nom d'un Fernl !

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Edward Lameargent
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Dim 19 Fév - 18:20

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Le bruit de la plume que tenait Edward s’arrêta dans un crissement sur le papier de haut qualité sur lequel il écrivait. Il soupira et souffla avec lenteur et régularité sur le papier blanc désormais couvert d'une écriture droite, précise et soignée. Il se leva et avec lenteur il rangea sa chaise, la plume et l'encre à des places précises et habituelles. Edward prit la chandelle qui arrivait en fin de vie dans sa main pour se guider jusqu'à son lit qu'il avait prit soin de faire le matin même.

C'était un homme plutôt solitaire, peu bavard mais scrupuleusement rigoureux comme l'avait voulu l'enseignement de Callirhoé Roncedor sa mentor. Elle l'avait trouvé dans la forêt à ses 15 ans et elle l'avais recueilli pour en faire son successeur. Il estimait avoir été un bon élève et continuait sa vie dans le respect de ses enseignements. Il retira ses vêtements ne gardant qu'un calecon et se recouvrit de la peau de loup qui constituait sa couverture. La remontant jusque sous son menton il fixa pendant un instant les braises mourantes de l'âtre de la masure afin de fermer les yeux pour plonger dans un sommeil réparateur, dénué de rêves.

Edward avait fais le choix d'acquérir une maison en périphérie du village, il n'aimait pas le bruit ambiant et quasi permanent de la place principale, cela le dérangeait pour travailler. Il n'étais pas dépendant de la compagnie d'autres êtres humains et la solitude ne lui pesait pas.  C'était un homme consciencieux et dévoué à son travail qu'il estimait de la plus haute importance.

Le réveil d'Edward fût comme chaque journée au même instant que le moment ou le premier rayon du soleil dépassait enfin la barrière de la forêt pour venir illuminer Pas-du-Loup. Mais le soleil était timide aujourd'hui et le ciel était couvert d'une épaisse couche de nuages grisâtres comme il le faisait les 3/4 de l'année.

Il se leva et après avoir ravivé le feu et manger un morceau de viande séché il se lava. Il avait préalablement fais chauffer un baquet d'eau sur le feu afin qu'elle atteigne une température correcte. Il lança un regard par la fenêtre au verre jaunie par le temps pour apercevoir qu'il faisait froid, comme souvent. Il s'équipa donc de sa tenue en cuir habituelle mais renforcée par des gants en cuir et une cape en peau de loup. Ses cheveux longs lui donnait un air bourru, presque un seigneur de guerre si on comptait la longue épée à son flanc droit, son arc dans le dos et son carquois sur la hanche gauche.

Il avait un programme tout tracé, comme chaque matin il allait partir en forêt afin de relever les traces de pas et tuer deux trois gibiers. La plupart du temps si la prise était bonne il gardait un morceau pour lui et distribuait les autres aux personnes les moins aisées de Pas-du-Loup. Il ne faisait pas cela pour la gloire, la plupart du temps il les déposait juste devant la porte discrètement même si le village savait depuis longtemps que c'était lui qui les déposait.

Il était perdu dans ses pensées lorsqu'il rencontra un obstacle surprenant. Il posa immédiatement la main sur son épée sans la dégainer avant de reconnaître Lussa Ullen, l'aubergiste du village vénérée par tout les amateurs de bière et de conversations peu intéressantes aux yeux d'Edward.

Lui même fréquentait régulièrement son établissement savourant une bière qu'il trouvait fort bonne. Sans être particulièrement intimes, Edward appréciait cette femme courageuse tenant seule son institution, une femme au fort caractère. Elle était toujours rayonnante avec un rire tonitruant comme une mère de famille. C'était le mort, Lussa était un peu la mère de tout le monde avec un visage souvent illuminé d'un beau sourire.


Elle posa ses mains sur les épaules d'Edward, ce dernier n'était pas friand des contacts corporels et maugréa légèrement. Edward avait des airs d'ours mal léché mais il était toujours prêt à rendre service. . Il fit un pas en arrière pour échapper aux bras de la femme et la regarda lui parlant d'un ton naturel et assez amical, presque étrange dans la bouche du traqueur:

- Ce n'est rien Lussa, vous savez qu'il m'en faut plus que ça pour.... enfin bref je vais bien et vous ?

On peut dire que les rouages d'une discussions civilisées n'étaient pas le fort d'Edward lui aimait bien un parler direct qu'il savait habituellement être la préférence de Lussa et ces tournures de phrases mielleuses donnait la puce à l'oreille à Edward comme quoi elle avait quelque chose à lui demander et il avait fort raison lorsque vint à propos le "problème". Il savait que ce n'était pas une fuite de toit mais un problème plus de son ressort.

- Laissez moi deviner Lussa ? Vous avez des Fernls chez vous et cela vous empêche de dormir ? Madame Evington m'a chargé d'en débarrasser sa maison. Je suis occupé cet après midi mais je peux m'en charger immédiatement. Cela ne devrais pas prendre trop longtemps.

Parfois Edward avait l'impression que Lussa se comportait comme une mère avec lui et cela amusait le Traqueur. Pour une fois que quelque chose l'amusait.
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Lussa Ullen
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Lun 20 Fév - 11:21





« Je vais parfaitement bien, merci ! » C'était vrai. En dehors du fait qu'elle avait légèrement oublié que ce n'était pas l'été, et qu'elle commençait à sentir la fraîcheur. C'était quelque chose de superflu lorsqu'elle vit le petit air de son interlocuteur changer lorsqu'il compris qu'elle avait quelque chose à lui demander.
« Allooons, ah ah ah...! » Lussa avait décidé de jouer une sorte de comédie signifiant un profond malaise. Néanmoins, le gaillard avait vu juste. Alors autant ne pas continuer cette sérénade plus longtemps, non ?

« Des Fernls, j'en doute fort. Ce genre de créatures n'est pas si patiente. Mais il est vrai que j'ai une bestiole qui grattouille un peu partout dans ma demeure et ça commence à me chiffonner l'humeur. »

Occupé cet après-midi ? Mais il devait être plus d'une heure et demi passée maintenant. On était déjà l'après-midi, sacrebleu. Lussa était curieuse, mais elle n'en dit mot. Que pouvait-il bien avoir à faire ? Elle fit voleter son regard autour pendant ces quelques secondes de réflexions, mais elle ne trouva pas plus de réponse ainsi. Croisant les bras, elle se demanda soudain ce qui pouvait bien loger chez elle depuis plusieurs jours. Elle ne pensait réellement pas que c'était un Fernl, mais elle ne saurait dire si il s'agissait ou non d'une créature surnaturelle ou d'une simple souris. Lussa soupira. Elle était vraiment fatiguée.

Elle finit par relever les yeux vers son voisin et sourit. Peu importe ce qu'il avait bien à faire, il avait dit qu'il pouvait se charger de son problème sur le champ. C'était parfait. Tout en se frottant les mains l'une contre l'autre pour se réchauffer, elle invita le jeune homme à la suivre d'un signe de tête.

« Alors suivez-moi ! Vous n'avez pas de temps à perdre semble-t-il. Ce n'est pas loin. »

Ainsi, elle marcha d'un bon pas sur le chemin du retour. En deux minuscules minutes, le duo se retrouva au pas de la pore de la demeure de Lussa. Le sol étant boueux, elle demanda à Edward de bien vouloir retirer ses bottes, ou du moins les essuyer du mieux qu'il le pouvait avant de rentrer. Ce n'était pas qu'elle était une maniaque, néanmoins, si elle pouvait éviter de devoir récurer sa maison de fond en comble pour une histoire de rat sous le plancher, ça l'arrangerait bien.

Quant à elle, elle déposa ses bottes à l'entrée, et ses pieds nus foulèrent le sol de bois. Elle aimait bien être pieds nus. C'était une sensation qu'elle trouvait agréable. Surtout sur l'herbe fraîche ! Quand celle-ci est clairsemée de rosée et que ses brindilles viennent chatouiller Lussa entre les orteils. Evidemment, la rouquine n'avait pas manqué de marcher sur quelques ronces ou des cailloux pointus... mais c'était là une leçon qu'elle ne retiendrait jamais !

La maison de Lussa n'était faite que de bois, hormis quelques petites choses métalliques et de longs draps suspendus à certains murs et aux fenêtres. La décoration était quasiment inexistante. Il y avait peu de babioles. Une sorte de coupelle trônait sur la table du salon. On y voyait une roche couverte de mousse, quelques poussières de terre, de la neige placée délibérément par Lussa et au milieu, un mignon perce-neige vigoureux.
Juste à coté, sur la tablette de la cheminée, reposaient de petits coquillages et cailloux. Cadeaux de Nhérys lorsqu'elle était enfant. En parlant d'elle, on voyait à quelques endroits un petit bazar qu'elle laissait traîner et que Lussa refusait de ranger.

Une fois qu'Edward eut rejoint Lussa, elle lui indiqua où trouver la tape pour se rendre sous la maison et celle pour monter au grenier. Elle lui expliqua plus en détails la situation.

« Je vais vous préparer quelque chose de chaud à boire. Je viens vous aider ensuite mon cher. Essayez de ne pas casser ma maison le temps de cela, s'il vous plait ! »

Elle partie alors en cuisine avec un grand rire. Elle savait bien qu'Edward Lameargent était quelqu'un de minutieux, mais cela ne l'empêchait pas de le taquiner légèrement.
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