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 Callirhoé Roncedor ─ Un chasseur sachant chasser sans ses crocs... [Terminée]

Callirhoé Roncedor
loup-garou
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Mar 7 Fév - 3:10

Feuille de personnage
Groupe: Loup-garou
Métier / Rang / Occupation:
Capacités:




Nom : Roncedor.
Prénom : Callirhoé.
Âge : 32 ans.
Sexe : Féminin.
Orientation : Désintéressée.
Métier : Chasseresse de monstres à la retraite, on en appelle souvent à ses services en cas de conflits physiques, lorsqu'il s'agit de calmer les foules ou quand il faut trancher une décision concernant la sécurité du village. Elle fait également office de référence lorsqu'il s'agit de la traque de créatures. Ironie, quand tu nous tiens.
Passe-temps : Callirhoé, sous ses airs de brute épaisse, s'avère être une conteuse étonnamment douée. Elle est d'ailleurs souvent appréciée des enfants, qu'elle divertie d'histoires avec une patience infinie qui laisse bouche bée ceux qui ont eu l'occasion de la fréquenter.
Groupe : Loup-garou.
Magies & dons : -
Spécialité : Callirhoé est très renseignée en ce qui concerne la traque et la capture de créatures en tout genre et se débrouille plutôt bien avec une arbalète en main. Elle a abandonné la pratique des armes blanches, sa force surhumaine risquant de la trahir.
Autre : Si la femme est connue pour un caractère haut en couleurs et parfois exécrable, elle n'en reste pas moins bien intégrée au sein du village. En tant qu'enfant des Roncedor de Pas-du-Loup, l'affection portée à sa famille s'étend également à elle, et on vient à se dire qu'au final, elle n'est pas si terrible que ça.
Caractère
« Moi j'aime bien Ca... Cari... Caliho... La madame qui nous raconte des histoires. On dirait qu'elle est méchante, surtout quand elle fronce les sourcils et qu'elle nous regarde comme si elle voulait nous manger, mais au final, c'est une gentille personne. Même que des fois, quand les autres adultes ne regardent pas, elle nous donne des biscuits.   » ─ un enfant du village.

« Callirhoé n'est pas quelqu'un de très facile à aborder, avec son regard sévère et son attitude brusque. Comme si elle ne voulait pas qu'on l'approche, et que sa gestuelle trahissait cette volonté. C'est quelqu'un d'assez mystérieux, mais j'imagine que lorsqu'on a baroudé comme elle dans la Contrée aussi longtemps, on voit des choses qui ne s'oublient pas...  » ─ une lavandière compatissante.

« Cette femme est un démon ! Je discutais avec Silène quand elle a brusquement surgit de nul part et m'a cassé le poignet ! Et le pire dans tout ça c'est qu'il n'y a même pas eu de représailles parce que, soi-disant, il y a eu des plaintes contre moi. Pour harcèlement. C'est n'importe quoi. Comme si on avait même plus le droit de parler aux jolies filles dans les ruelles. C'est un espace public ! En tout cas, je suis certain qu'elle n'était pas dans le coin quand j'ai abor... lancé la conversation avec sa sœur. Ce monstre a des oreilles dans les murs ! Tu m'étonnes que tout le monde ait peur d'elle ! » ─ un adolescent qui finira mal.

Possédant un caractère pour le moins difficile et une voix qui porte, Callirhoé ne tarde que rarement à concilier ces deux caractéristiques. Sûre d'elle et autoritaire, elle possède un certain charisme que ne manque pas de souvent la positionner en tant que leader -aussi étonnant que cela peu s’avérer, avec ses airs ronchons. Indépendante et débrouillarde, elle a appris la solitude très tôt et attends toujours qu'on lui explique la compassion. Travailleuse pleine de rigueur et dotée d'une volonté à faire bouger des montagnes, Callirhoé est finalement quelqu'un de haut en couleurs qui n'hésite pas à dire ce qu'elle pense où elle veut, quand elle le veut -et celui qui l'en empêchera n'est pas encore né !

Callirhoé se montre souvent aussi chaleureuse que la neige hivernale. Si on l'apprécie pour son efficacité quotidienne au sein du village, ce n'est surement pas le cas pour ses attitudes austères, voir totalement méprisantes. Si la femme ne vous aime pas, vous le comprendrez très vite. A vrai dire, elle n'aime pas grand monde, Callirhoé, même si on la traite avec patience et bonne volonté grâce au nom des Roncedor. Il serait plus juste de dire qu'elle n'aime pas beaucoup les humains en général, qu'elle trouve pour la plupart lâches et hypocrite. Elle déteste devoir se cacher pour survivre, mais se rend bien compte de l'intolérance à laquelle elle serait soumise si jamais on venait à connaître sa véritable nature.

Le bien et le mal est un concept tout relatif pour la louve : tout ce qui compte, au final, c'est d'être en vie et de le rester. Tuer ne lui fait pas éprouver de remords. Mentir ne lui fait pas éprouver de remords. Berner ces braves gens ne lui fait pas éprouver de remords. Elle a apprit à perfectionner cet art, car sa liberté en dépendant. Nul ne saurait l'emprisonner : elle préférerait se ronger elle même les pattes plutôt qu'être capturée contre son gré. Chasseuse au cœur de glace, elle ne rechigne jamais aux décisions difficiles lorsque cela s'avère nécessaire. Nul sacrifice n'est trop grand.

A part peut être celui de sa petite sœur, Silène ? S'il y a une faille dans son armure d'acier, il s'agit belle et bien de la jeune fille. Callirhoé n'a pas l'habitude d'aimer, mais lorsqu'elle le fait, c'est avec une passion explosive qui révèle la tempête que compose son être.


Physique
Callirhoé aurait pu être une belle femme, si son expression habituelle n'était pas celle qui fait aussi le plus peur. Sourcils froncés et regard austère, il ne lui faudra qu'un regard assassin de couleur sombre pour vous rabaisser plus bas que la terre elle-même. Souriant peu et grognant beaucoup, tout charme qu'on pourrait lui prêté est instantanément remplacer par l’appréhension de la mettre en colère. Imposante, la femme possède une carrure forte de ses longues années à chasser des créatures faisant parfois deux fois sa taille -et les cicatrices qui vont avec. Le côté droit de son visage, du menton jusqu'en haut de la pommette est ravagé par le vestige d'une ancienne brûlure (les joies des découvertes de l’allergie à l'argent lors de sa toute première et fragile mutation). Sa longue chevelure tient d'un blond très clair, semblable à celui de feu son père, à son grand dam.  

La démarche sûre et l’œil vif, Callirhoé ne laisse rien échapper à son regard et à son ouïe. Si elle évite de faire étalage de ses facultés lupines, elle ne les en use pas moins à outrance. A vrai dire, ce n'est pas vraiment comme si elle pouvait mettre ses sens en veilleuse... Vous commencez à comprendre la raison de ses humeurs exécrables ? Les autres villageois les mettent d'ailleurs sur le compte de cette étrange maladie qui a forcé la femme à abandonner sa carrière de chasseresse, et la fait disparaître parfois pendant de longues périodes. On compatis à son sort et on ne s'interroge pas plus que ça : non seulement personne n'oserait lui demander la nature de son mal, mais plus encore, qui serait bien capable de comprendre ces maux obscurs qui touchent parfois ceux qui s'intéresse de trop prêt au surnaturel ? Callirhoé en ricane doucement.


Un peu d'histoire
L'histoire de Callirhoé n'a rien des fabuleuses histoires, comme celles qu'elle raconte aux enfants. Si elle devait traduire la sienne, elle parlerait d'une héroïne médiocre qui, à cause de son ego et par esprit de rébellion, abandonna le commerce familiale pour voler des ses propres ailes. Ou plutôt, tirer dans les ailes des créatures de la nuit.

Elle naquit à Pas-du-Loup, adorable bambin déjà fort virulent par les cris qu'il poussait alors. Elle ne manqua de rien : les Roncedor étaient des herboristes et guérisseurs de renom, et l'on se battait leurs services. Pas même d'amour, sa mère y veillait continuellement. Mais voilà : son destin était tout tracé. Héritière des Roncedor, elle était inconcevable qu'il y ait d'autre avenir pour elle que les arts de la guérison. Callirhoé n'exécrait pas la discipline : seulement son père. Doté d'une très forte personnalité et peut être un peu trop généreux sur les coups lorsqu'elle haussait la voix, elle apprit très tôt à lui vouer une véritable haine. Lorsqu'il disait blanc, elle disait noir, lorsqu'il voulait qu'elle se calme, elle hurlait. Ainsi, lorsque arriva le moment de reprendre le flambeau des Roncedor, elle préféra fuir. Une raison de plus à cela : l’existence de sa jeune sœur Silène. Elle était tout ce que Callirhoé n'était pas. Sage et obéissante, dotée d'une véritable douceur, l'enfant sut se faire aimer très tôt de toute la famille -et même de sa sœur qui pourtant mit toute son âme dans le dessein de la détester elle aussi. Voir son père si méprisant devenir totalement mielleux devant la petite rendait la jeune fille malade, tant et si bien qu'elle délaissa complètement sa famille, jusqu'au point culminant.

Elle avait seize ans lorsqu'elle fit la rencontre de Chester, le deuxième être qu'elle ait aimé après sa sœur. C'était un homme silencieux et austère, au regard sombre qui voilait la même tempête intérieure qu'elle, de dix ans son aîné. Elle se porta volontaire pour l'assister dans la capture d'une créature qui terrorisait la région, poussée par la curiosité de faire connaissance avec cet étrange personnage autant que par la volonté de rendre furieux son paternel une fois de plus. La chasse se déroula sans accroc, les pièges furent tendus et la battue fut efficace : les villageois capturèrent un jeune loup-garou sous le regard curieux de Callirhoé et l’œil attentif de Chester. Nul satisfaction n'était affichée sur son visage, qui semblait garder un masque imperturbable en toutes circonstances. Pour des raisons que seules une adolescente de seize ans peut comprendre, la jeune fille s'enticha immédiatement du chasseur. Elle avait apprécié l’intelligence de la traque, la découverte de ce nouveau monde rempli de magie et de mystères. Les villageois offrirent une large récompense à Chester, avec qui Callirhoé fit plus ample connaissance (l'harceler de questions qui restaient souvent sans réponse aurait été plus justement dit). Malgré ses airs froids, la jeune fille voyait souvent ses yeux pétiller d'amusement devant son empressement à le questionner et son intérêt fort visible pour sa profession. Apprendre son départ fut un choc pour la jeune fille qui, contrairement à ses habitudes, prit la nouvelle en restant prostrée dans une attitude contemplative. Son père n'aurait pas pu choisir pire instant pour décider que sa patience envers la jeune fille était épuisée et lui reprocher monts et montagnes d'actions et d'événements. Suite à une dispute toute aussi virulente que violente d'où Callirhoé ressortie avec un bleu sombre sur la joue et la lèvres enflée, elle prit sa décision.

« Emmène moi avec toi. »

Il pleuvait lorsqu'elle réussi finalement à atteindre les portes de la ville, avec pour seul barda un sac contenant quelques provisions et un couteau de chasse. Si Chester était étonné de la demande de la jeune fille, il ne le montra guère. Il se contenta de l'observer attentivement et Callirhoé eut l'étrange intuition qu'il l'avait attendu. C'est alors qu'elle remarqua le demi-sourire qui éclairait le visage de l'homme, et son cœur s'agita brusquement, comme s'il se réveillait d'une très longue hibernation.

***
« Si tu me touches encore une fois avec ce bâton, je te jure que je te le fais manger. Par le nez. »

Le rire retentissant de Chester acheva d'irriter la jeune femme. Cela faisait dix ans maintenant qu'elle avait quitté son village natale pour parcourir la Contrée aux côtés de son maître, ami et dernièrement, plus si affinité. Elle s'était entraînée dur sous la tutelle sévère et impitoyable du chasseur de monstres, jusqu'à en avoir les mains recouvertes d'ampoules et les jambes réduites à l'état de bouilli peu savoureuse. Elle avait progressé, elle le savait. Elle le voyait dans le regard fier que lui renvoyait parfois Chester. Elle était devenu son associée plus que sa disciple et pourtant, pas une fois encore elle avait réussi à le battre. Remarquant son être grognon son adversaire lui tandis une main serviable.

« Laisse donc le vieillard que je suis profiter encore un peu de sa supériorité. Ça ne durera guère. » Callirhoé leva les yeux aux ciels. « On n'est pas vieillard à trente cinq ans. Aller papy, on a du pain sur la planche. »

Tous deux remballèrent leur campement avec une rapidité et une coordination témoignant de longues habitudes. Aujourd'hui, ils chassaient le loup-garou. C'était la première fois, depuis la battue d'il y a dix ans, qu'ils s'attaquaient à une créature de ce genre. Chester, pour des raisons qui lui était propres, rechignait à accepter les contrats les concernant. Lorsque Callirhoé lui posait la question, il se contentait d'un haussement d'épaule : "Trop fastidieux". La jeune femme n'ayant jamais rencontré quelqu'un d'aussi patient que Chester, sa réponse l'avait par conséquent beaucoup choqué. Elle compris pourquoi il avait accepté celle ci lorsqu'il lui fit part, sur le bout des lèvres, de leur destination. Pas-du-Loup. La grimace qu'il fit devant l'expression de Callirhoé était éloquente. Bouillonnant d'une rage contenue, cette dernière se mura dans un silence rare. Le silence n'était pas une réponse habituelle chez elle, ainsi son interlocuteur devina qu'elle était vraiment fâchée. Lorsque la jeune femme tourna un regard brûlant vers lui, il se racla légèrement la gorge. « Je me suis dit qu'il serait peut être temps que tu renoues avec ta famille... » Il se tut, remarquant son erreur au moment où il prononçait ces mots. « RENOUER ? Mais j'ai essayé de renouer. Je suis passée les voir tous les ans pendant six ans. TOUS LES ANS. Et à chaque fois, chaque année, j'ai eu le droit à la même rengaine. "Va t'en". Pas d'explications, rien. Pas même d'insultes. Alors POURQUOI DIABLE devrait-je renouer avec ces gens ? » Callirhoé était bien trop remontée pour remarquer l'expression chagrine de Chester. Elle ne savait pas chasser la tempête une fois celle-ci provoquée. « Vas y tout seul. » Elle s'était brusquement arrêtée, les poings serrés et le regard vague. Le chasseur prit une voix infiniment douce. « Tu fuis, Lili. De quoi as-tu peur ? » Même lui ne pu voir le poing qui vint s'écraser contre sa joue et l'envoya au sol. Il la regarda s'éloigner les sourcils froncés, l'air si surpris que ça aurait pu en être risible. Mais Callirhoé n'avait pas envie de rire. « Ne t'avise même pas de me suivre. »

Elle se sentait trahie et blessée. Pourquoi voulait-il qu'elle retourne auprès de ces gens ? Elle n'avait besoin que de lui et lui seul. Et elle l'avait frappé. Elle avait réagit exactement comme son père aurait réagi : par la violence devant la vérité. Tu fuis, Lili. Les mots tournoyaient dans son esprit tandis qu'elle se roulait en boule contre un arbre. De quoi avait-elle peur ? Elle avait peur d'être abandonnée. Rejetée. Sa famille ne voulait plus d'elle, son père lui avait clairement fait comprendre. Si Chester la repoussait, elle n'aurait plus personne. Et à ce moment là, la tempête dans son esprit exploserait. Les joues humides, elle sombra dans un sommeil agité de cauchemars, ponctué de hurlement de loups.

Elle ouvrit les yeux sur un rêve étonnamment réel. Un immense loup sombre la surplombait, la fixant de ses prunelles luminescentes. Callirhoé s'étonna de la grande intelligence qu'elle lisait dans son regard. Hypnotisée, elle en oubliait d'avoir peur. Elle oublia même que cette peur avait une raison. Elle se la rappela lorsque la créature fondit sur elle, tous crocs dehors. Elle cru entendre une voix familière crier son nom. Mais c'était trop tard, le rêve se terminait, elle sentait la réalité la rappeler à travers une douleur intense. Une fois de plus, elle sombra dans une étrange inconscience.

« Tu sais, quand tu disais qu'un jour tu me battrais, je ne pensais pas que tu y mettrais autant d'acharnement. » Callirhoé cligna des paupières. Une fois. Deux fois. Une image se formait à travers sa vision brumeuse. Elle avait la bouche pâteuse et les membres engourdis. Le monde tanguait étrangement. Elle fit la remarque à haute voix, ce qui provoqua un rire de la part de Chester, immédiatement interrompu par des toussotements inquiétants. Plusieurs choses se produisirent alors. Une brûlure intense sur tous le côté droit de son visage la rappela à la réalité, mais ce ne fut rien comparé à la vision de son interlocuteur étendu à ses pieds, presque éventré. Son visage était pâle comme la mort. Callirhoé n'osait pas bouger. Peut être que si elle restait là sans rien faire le temps arrêterait de s'écouler ? Chester réduit à néant son grand projet de ne plus jamais remuer un orteil. « C'était déloyal. » Et voilà qu'il faisait de l'humour. Le ridicule de la situation lui retomba dessus comme une masse et elle se précipita vers lui. « Mais enfin grand-père, qu'est ce qu'il t'a pris de te faire ou... ouvrir les entrailles dans mon dos. » Elle hoqueta. Chester lui adressa un regard étrange. Une ombre de sourire étira ses lèvres devenues blanches. « Mourir par amour. C'est une belle mort, mais elle m'est réservée. Vis. » Ses yeux semblèrent perdre leur humour coutumier lorsqu'il les ferma. Elle était la, les bras le long du corps, n'osant pas le toucher. Elle attendait qu'il se relève. Qu'il ouvre subitement les yeux en s'exclamant c'était une blague ! En tout cas, ce n'était vraiment pas drôle. Un nouveau hoquet la secoua. Elle se rendit compte qu'il s'agissait de sanglots et que ses yeux pleuraient. Elle bondit sur ses pieds et s'enfuit.

Ses doigts étaient couverts de sang. Son sang. Elle en sentait le goût. Elle n'eut aucun mal à se souvenir du grand loup sombre. Elle prit sa tête entre ses mains, hurlant de toute son âme alors que sa mémoire prenait un malin plaisir à l'acculer sous les détails de ses derniers jours passés. L'odeur de la forêt. L'excitation de la chasse. L'appât, puis le piège, du liquide argenté qui brûla son visage. Le chasseur au regard familier était surpris : il n'était sensé poursuivre qu'une proie. La lueur de compréhension lorsque leurs regards se croisèrent. Il aurait pu la tuer. Il avait achevé l'autre créature. Il pouvait la battre, elle était piégé. Au lieu de ça, il avait observé les alentours, attentifs aux bruits, puis l'avait déplacé sans un mot vers la grotte avoisinante où ils établissaient leur habituel campement. Callirhoé ne voulait pas lui faire du mal. Après tout, elle l'aimait. Mais l'instinct du Loup était le plus fort. L'Ordre écrasait tout sentiment. Elle devait tuer le chasseur. Deux monstrueuses forces se battaient en elle, tandis que les chaines d'argent tombaient, faisant sursauter Chester. La tempête contre le loup. Et pour la première fois de sa vie, la tempête fut balayée.

Elle hurlait, et hurlait encore. Elle hurlait toujours lorsque sa voix ne fut plus qu'un filet rauque dans sa gorge endolorie. Les larmes s'étaient arrêtées : elle n'en avait plus. Son âme même semblait s'être asséchée et brisée en milliers de morceaux. Ci-gît l'humanité de Callirhoé.

Elle avait l'impression que des jours s'étaient écoulés lorsqu'elle réussi à se redresser. Lorsqu'elle retourna à la grotte, Chester... Le corps de Chester n'y était plus.

***
Six ans sont passés. Ombre d'elle-même, Callirhoé survit. Elle a apprit à apprivoiser la bête qu'elle abrite, préférant s’enchaîner elle-même dans un premier temps plutôt que de risquer d'être découverte. Elle honorerait le dernier souhait de Chester et vivrait. Deux ans après le triste événement, elle apprit la mort de ses parents et revint finalement à Pas-du-Loup. La traque des créatures était devenue bien fade sans son coéquipier à ses côtés. Alors elle arrêta. Elle avait rassemblé suffisamment d'argent pour couler des jours paisibles et se focaliser sur le dernier but qu'il lui restait : survivre, envers et contre tous.





Bonjour, ici Croquelune ! Avec un pseudo comme le mien, je ne pouvais juste pas m'empêcher de venir m'installer par ici. Il me semble d'ailleurs que je connais déjà quelques têtes (elles se reconnaîtront =p). C'est justement grâce au partenariat avec Mathusalem que j'ai entendu parlé du forum, soit dit en passant. Étant une joueuse assidue (et ô combien vicieuse) de Loups-Garous de Thiercelieux, Pas-du-Loup m'a tout de suite tapé dans l’œil et je dois l'avouer : mon temps de réflexion concernant ma possible inscription a été impressionamment court.

Me voilà donc, avec un personnage qui, je l'espère, vous plaira. J'ai voulu en faire une sorte d’élément de référence pour les -futurs- autres loups-garous, dans le genre "précepteur" ; un personnage bien intégré au village capable de les protéger en cas de pépin. Par conséquent j'ai fait le choix de ne pas cacher sa véritable nature au reste des membres (ce sera plus rigolo comme ça héhé). Niveau évolution, je pense que ça dépendra grandement de mes autres compères poilus, mais je pense que ça pourrait être intéressant de rassembler une "meute" basée sur une certaine entraide et tout. Bref, à voir, mais j'ai déjà quelques idées  What a Face
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Lussa Ullen
humain
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Mar 7 Fév - 18:25




Bien le bonsoir, et mille bienvenues à Pas-du-Loup !

Ton personnage est très intéressant. Ton histoire est captivante. Le tout est écrit proprement et donne envie de suivre l'évolution de ton personnage ! Pour le coup, j'ai aussi hâe de découvrir cette fameuse petite soeur c:

Je te valide avec grand plaisir jeune louve !
Bienvenue chez toi ~
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Callirhoé Roncedor
loup-garou
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Mar 7 Fév - 20:19

Feuille de personnage
Groupe: Loup-garou
Métier / Rang / Occupation:
Capacités:




Merci pour l'accueil et la validation rapide !
J'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à écrire cette histoire, je suis par conséquent très heureuse qu'elle plaise :'D surtout que je l'ai finie à 3 heures du matin et que je n'ai pas du tout assumé derrière. Mais je ne regrette rieeeen !

Au plaisir de bouloter quelques humains What a Face
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Aldrich Klein
humain
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http://[url=http://pas-du-loup.forumactif.org/t35-aldrich-klein-
Mar 7 Fév - 21:19

Feuille de personnage
Groupe: Humain
Métier / Rang / Occupation:
Capacités:




Partenariat déjà rentable, je vais prendre une commission moi :sifflote:
Et une pas belle toute ronchonne, une !
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